L'œdème du poumon  ne doit être défini: le passage dans les espaces interorganiques du tissu, c’est à dire de ceux qui unissent et séparent ses éléments différenciés et constituent les voies de sa nutrition par la sérosité albumineuse, mais non coagulable du plasma sanguin et des globules blancs en nombre toujours plus ou moins considérable.

Cette transsudation qui constitue l’œdème du poumon , et la diapédèse variable dans sa mesure qui se produit en même temps, créent dans les différents tissus et dans les différents organes des lésions essentiellement diverses.

On peut dire que la constitution d'un œdème du poumon , en tant que lésion matérielle, est avant tout fonction de la forme et de la disposition des espaces interorganiques au sein du tissu intéressé. Une fois produit, l’œdème du poumon  sollicite, à la façon de toute cause morbigène dont l'action est matérielle, une réaction à l'encontre de lui-même.
œdème du poumon
Dans l'étude de l’œdème du poumon  du poumon, il faut donc d'abord déterminer les conditions dans lesquelles il se produira au sein de l'organe, quels seront les espaces où il se développera; bref, la place que l’œdème du poumon  y pourra prendre, puis étudier les lésions immédiates traumatiques corrélatives à l'inondation séreuse ; enfin,fixer les aptitudes réactionnelles des éléments constitutifs du parenchyme pulmonaire modifiés par l’œdème du poumon .

Le poumon constitué par une trame conjonctive élastique serrée ne présente que peu, ainsi que l'avait déjà vu Laënnec, de tissu conjonctif développable; mais en revanche, cette trame renferme une quantité extraordinaire de territoires vasculaires formés exclusivement par des capillaires, dont la paroi, du côté de l’alvéole, est simplement limitée par le vernis protoplasmique des cellules endothéliales.

Les seuls espaces offerts à l’inondation séreuse sont donc, la cavité de l’alvéole défendue par la ligne des plateaux, la cavité des canaux bronchiques, les espaces développables de l’atmosphère celluleuse des glandes bronchiques différenciées.

L’inondation séreuse produite va dès lors provoquer des effets traumatiques, dont l’importance variera avec les aptitudes réactionnelles des éléments constitutifs du parenchyme pulmonaire traumatiquement modifiés par l’œdème du poumon .
La loi de l’influence de l’œdème du poumon  statique sur la production de la sclérose du tissu dont il occupe les espaces interorganiques établie par M. Reuaut , se trouve amplement vérifiée par l’étude de l’œdème du poumon  pulmonaire.
Cet oedème, transitoire, tue par oblitération du champ de l’hématose, permanent  il engendre des lésions sériées allant de l’œdème du poumon  qui ouvre, à la sclérose qui termine la scène, en passant par la transsudation sanguine, la diapédèse, l’hémorragie intera-alvéolaire vraie, indépendante de toute oblitération sanguine, l’induration brune. Dans l’un et l’autre cas, l’œdème du poumon  péri-glandulaire met en hyperfonction immédiate les glandes bronchiques différenciées.

source : http://gallica.bnf.fr/?lang=FR

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